Portfolio 2026
Urbanisme, Aménagement & Développement territorial durable
DécouvrirDiplômé d'une licence en histoire et ayant débuté un master MEEF en enseignement de l'histoire et de la géographie, je me suis réorienté vers l'urbanisme et l'aménagement territorial.
Mon parcours combine une vision historique des territoires, une méthodologie de recherche rigoureuse et des compétences techniques en cartographie et SIG.
Basé à Bordeaux, je m'intéresse particulièrement aux dynamiques socio-économiques, à la valorisation du patrimoine et aux enjeux environnementaux dans les projets d'aménagement.
Un socle de compétences alliant analyse territoriale, recherche documentaire, cartographie et sensibilité aux dynamiques humaines et environnementales.
Contextualiser les interactions entre espace, société et développement urbain, comprendre l'évolution des territoires.
Interpréter des documents variés, détecter les biais et produire un raisonnement structuré pour l'analyse territoriale.
Lecture et interprétation de cartes, PLU, plans et données SIG. Capacité à visualiser l'espace et les dynamiques territoriales.
Compréhension des marchés immobiliers et fonciers et de leurs impacts sur les projets d'aménagement.
Prise en considération de la protection environnementale dans les projets d'urbanisme et d'aménagement.
Considérer les besoins des habitants et l'intérêt du patrimoine dans la conception et la conduite de projets urbains.
Rédaction de rapports, synthèses, capacité à vulgariser des données complexes.
Microsoft Office, QGIS, CAO pour analyses et représentations spatiales.
Diagnostic territorial sur les enjeux d'habitabilité de la commune de Villandraut. Méthodologie combinant travail de terrain, collecte et analyse de données.

Villandraut présente une situation contradictoire : bien que figurant parmi les communes les plus pauvres de la Communauté de Communes du Sud-Gironde avec un déclin de sa population active, elle maintient une offre commerciale et de services dense pour sa taille.
Cette résilience s'explique par sa position stratégique au carrefour des départementales D3, D9 et D114, axes de liaison majeurs entre Langon (17 km) et Bordeaux (57 km). Cependant, cette dépendance au trafic routier constitue un atout à double tranchant.


La croissance démographique récente (+1,24%/an depuis 2011) masque une réalité préoccupante : elle repose exclusivement sur un solde migratoire positif porté par l'arrivée de retraités, tandis que le solde naturel reste déficitaire.
Le vieillissement s'accélère, avec une augmentation de 7%/an des 60-74 ans et une médiane d'âge de 49 ans. La tranche des 30-44 ans régresse, freinée par la structure du parc pavillonnaire et la faiblesse de l'offre locative.

Le territoire est immergé à plus de 80% dans la forêt des Landes de Gascogne. La commune bénéficie d'un patrimoine écologique remarquable, intégré aux réseaux Natura 2000 et ZNIEFF, notamment le long du Ciron.
Cependant, cette proximité génère des risques structurants : risque incendie en interface habitat-forêt, risque d'inondation liés au Ciron. Le patrimoine bâti, symbolisé par le château de la famille Got (futur pape Clément V), reste sous-valorisé.

L'habitat dispersé en "trousseau de clé" est mal relié au bourg-centre par des voiries souvent dépourvues de trottoirs ou dotées d'accotements de moins d'un mètre.
Cette configuration, couplée à une dépendance écrasante à la voiture individuelle (90% des ménages possèdent au moins un véhicule), crée une situation d'exclusion pour les 10% de non-motorisés, principalement des mineurs, seniors et ménages précaires, avec une voirie piétonnière dégradée notamment en périphérie.

Désenclaver les populations et sécuriser l'accès au bourg-centre depuis les hameaux pour les non-motorisés.
Renouveler l'offre résidentielle et économique pour retenir les jeunes actifs tout en préservant le tissu commercial et associatif.
Transformer le patrimoine naturel (forêt, Ciron) et bâti (château) en leviers de cohésion sociale, d'attractivité et de loisirs de proximité.
Projet d'aménagement urbain sur la plaine du Bardanac, à proximité du campus universitaire. Diagnostic territorial, propositions d'aménagements et définition d'enjeux stratégiques.

La plaine du Bardanac constitue un espace ouvert stratégique au cœur d'un vaste pôle universitaire, entouré de six résidences CROUS. Elle occupe une position charnière sur un hub de communication majeur : trois arrêts de tramway, voie cyclable et maillage dense de bus.
Statut réglementaire : Classée en zone Ne du PLU et identifiée comme élément de continuité écologique avec zones humides protégées.
Usages : Lieu de passage quotidien pour les étudiants, accueillant des événements ponctuels (festival Campulsation, cross, cinéma en plein air).
Écologie : Prairies mésophiles, boisements mixtes de feuillus et zones humides jouant un rôle écosystémique majeur.

Comment transformer un couloir de circulation en un espace de vie partagée ? Créer des conditions d'appropriation et de convivialité sans perturber les mobilités piétonnes existantes.
Comment renforcer les pratiques existantes sans dénaturer le site ? Conforter les usages variés dans un cadre réglementaire strict limitant l'artificialisation lourde.
Comment permettre une fréquentation humaine durable sans fragiliser les équilibres écologiques ?

Structures composites teintées bois permettant de franchir le plan d'eau et les zones humides sans dégrader les sols. Légères et réversibles.
Dispositif multifonctionnel : espace de pause quotidien et scène pour événements ponctuels. Gradins végétalisés.
Intervention sobre : poubelles à double compartiment, lampadaires LED à lumière chaude, bancs et tables en bois massif traité.

Références d'aménagement

Carte de synthèse des propositions
Productions cartographiques réalisées sous QGIS, combinant analyse de données géographiques et représentation spatiale.
Carte représentant le potentiel impact de la présence de la centrale nucléaire de Chinon sur la démographie des communes environnantes, avec analyse comparative entre les périodes 1975-1968 et 1981-2021.
Mise en évidence des zones de 5 km et 10 km autour de la centrale.


Carte factice représentant le bâti général, les bâtiments identifiés comme à démolir, les axes routiers, le Ciron, les conifères au nord et les espaces végétaux urbains.
Exploitation et traitement statistique de données INSEE pour nourrir l'analyse territoriale de Villandraut.
Villandraut (1 140 hab.) affiche une croissance démographique apparente qui masque une réalité fragile. Cette dynamique repose exclusivement sur un solde migratoire positif (+2,2%/an) compensant un solde naturel déficitaire (-0,4%/an).
Le vieillissement est structurel : 34% de seniors, indice de vieillissement de 157 seniors pour 100 jeunes. La tranche charnière des 30-44 ans continue de fuir.


Entre 2016 et 2022, l'emploi total a chuté de -11,78% à Villandraut, à contre-courant de la CCSG (+12,16%). La sphère productive progresse tandis que la sphère présentielle s'effondre.
La population active est à dominante ouvrière et employée (56,9% des actifs), confirmant une économie de proximité fragile.

Avec un revenu médian de 21 090€/an, Villandraut figure parmi les 10% des communes les plus pauvres de la CCSG, attirant peu les ménages à hauts revenus. Cette fragilité est aggravée par une dépendance automobile écrasante : 91% des ménages motorisés (contre 44% dans la métropole bordelaise), soit un coût moyen de 5 000€/an pesant lourdement sur des revenus déjà faibles.
L'absence de transports en commun limite l'autonomie des ménages modestes et des jeunes.
La structure des ménages confirme le vieillissement : 520 ménages fiscaux avec une taille moyenne de 2,14 personnes (inférieure à la moyenne nationale de 2,2), traduisant une surreprésentation des retraités et une fuite des familles. La dynamique résidentielle ralentit, faisant peser le risque d'une banalisation en commune dortoir.
Malgré tout, la densité progresse (+26,7% entre 2006-2022, 90,6 hab./km²), supérieure à la moyenne intercommunale (50/km²), confirmant le rôle de petit pôle local de Villandraut au sein de la CCSG.


Villandraut est exposée à deux risques environnementaux structurants. Avec 80% de son territoire couvert de forêts, la commune est fortement vulnérable au risque incendie.
Le Ciron génère par ailleurs des risques d'inondation sur certaines habitations et infrastructures du centre-bourg. Cette double vulnérabilité fragilise l'attractivité résidentielle.
Cartographie diachronique et analyse spatiale, combinant sources historiques et outils numériques.
Villandraut connaît une progression continue du couvert forestier, passant d'un paysage fragmenté au XIXe siècle à un territoire largement dominé par la forêt aujourd'hui.

Habitat centré sur les grands axes structurants, avec un développement du bâti dû au chemin de fer qui connaît un déclin à son arrêt.


Enjeux de la requalification du littoral marseillais

Bloc-diagramme paysager